TEST – Chorus vous amène dans affronter l’espace

Patrick Tremblay
Patrick Tremblay
lecture de 6 minutes

Pratiquement disparu depuis plus d’une décennie, voilà que Chorus vous redonne envie de jouer à des jeux de tir spatiaux

Brillant par l’absence de jeux similaires de type “shooter” de science-fiction, voilà que Fishlabs et Deep Silver nous proposent un nouveau jeu de simulation de combats spatiaux en Chorus, mettant en vedette la pilote Nara et son intelligence artificielle, Forsaken.

Les jeux spatiaux ayant pratiquement disparus au même temps que les salles d’arcades, voilà que renaît le jeu de tir spatial en trois dimensions grâce à Chorus et à son style très niche. Titre passé inaperçu sauf auprès des fans de jeux de combats aériens et spatiaux à la Star Wars et Ace Combat, le jeu arrive au-travers de plusieurs gros titres juste avant les fêtes sans tambours ni trompettes.

Chorus, un jeu qui propose beaucoup

Cela dit, ce n’est pas parce qu’il arrive subtilement qu’il doit passer sous silence car Chorus propose un bel ouvrage de qualité. Possédant beaucoup de personnalité et quand même ambitieux, il vous invite dans un récit laborieux, quoi qu’aux dialogues quelque peu limités, et d’une histoire qui vous prendra une bonne quinzaine d’heures sans prendre en considération les quêtes additionnelles proposées.

Nara, la protagoniste principale, tente de se racheter en luttant contre ses propres démons intérieurs en protégeant diverses colonies contre son précédent maître muni d’une organisation armée jusqu’aux dents. Excellente pilote, elle devra affronter pirates et armées de vaisseaux sans vergogne dans toute la galaxie. À bord de Forsaken, son vaisseau de combat doté d’une intelligence artificielle avancée et ayant sa propre personnalité, elle devra également, par moment, devoir calmer les tensions entre eux deux.

Un gameplay plaisant

Mais assez parlé de l’intrigue car trop en dévoiler pourrait être risqué. Attaquons-nous, maintenant, à son gameplay car celui-ci est quand même plaisant, quoique manquant du petit “oumpf” qui nous donnerait envie d’accrocher un peu plus au titre. En premier lieu, les ennemis et leurs vaisseaux à affronter sont très variés et plaisants puisqu’ils possèdent des attributs très différents les uns des autres et, souvent, ceci ajoute une certaine touche tactique à des confrontations que nous aurions, dans d’autres jeux, qui ne consisteraient qu’à vous placer derrière la cible et tirer jusqu’à ce qu’elle explose.

Ici, certains sont plus faibles lorsqu’ils sont attaqués par l’arrière, d’autres auront des boucliers qu’il faudra détruire avec notre canon laser avant de percer la structure, d’autres seront de gros navires de combat de taille gigantesque et qui ne pourront être détruits que de l’intérieur et le tout dans un univers 3D sans gravité où il n’y a ni haut, ni bas.

Plus vous utiliserez vos armes et vos équipements, plus vous augmenterez en niveau de compétence avec ces armements, rendant vos attaques plus puissantes. Sans oublier la possibilité d’avoir des blindages et autres améliorations technologiques pour nous aider.

Ajoutez à cela les Rites, des capacités uniques de Nara, qui permettent d’utiliser des impulsions électriques pour assommer des vaisseaux ennemis, se téléporter rapidement, découvrir des objets cachés ou des gens en détresse et plus encore.

Un autre point intéressant du jeu est le fait qu’il est vaste et, comme plusieurs jeux de type bac à sable, les différentes zones à explorer librement regorgent de trésors cachés.

L’interaction, entièrement en anglais mais avec des sous-titres français, avec les PNJ principaux et secondaires est très présente mais est une lacune au jeu, selon moi. En effet, les dialogues sont parfois très courts, inutiles et dénués de sens. Prenons exemple sur une quête secondaire dans laquelle une personne demande de l’aide sur un vol de plutonium enrichi mais, au final, nous apprenons qu’il s’agit de la mère de l’individu en question qui a volé le plutonium en complicité avec son fils pour le donner à un clan adverse. Ces dialogues seront très brefs, courts, sec et sans aucune émotion. Ça vient clairement briser le charme du jeu.

En conclusion

Très souvent, nous regardons la bande-annonce d’un film et nous nous disons “Wow, ce film a l’air vraiment intéressant!” et c’est ce que Chorus a su créer à son annonce en 2020. Malheureusement, comme bien des films, la bande-annonce est plus belle que le contenu proposé. Les combats spatiaux sont agréables, le visuel est joli, la trame audio est belle, l’histoire est intéressante mais on dirait que tout cela n’a pas été exploité à son plein potentiel. Même l’aspect visuel humain, par exemple Nara, est esthétiquement bien mais pas à couper le souffle.

Certes, tout est bien dans l’ensemble… mais ça aurait nettement pu être mieux malgré tout. C’est un excellent travail quand on considère tout ce que le jeu a à proposer mais ça manque de personnalité, c’est agréable mais les éléments de personnalisation du vaisseau son très simples à un point tel qu’un moment donné, nous n’avons même plus à nous en inquiéter car nous trouvons quasiment tout le nécessaire sur la carte, le monde ouvert est très vaste mais très peu exploité et, finalement, ça manque cruellement d’inspiration.

Un énorme “MERCI” à Deep Silver pour la copie du jeu!

Chorus

53.99$
7.5

Graphismes

8.1/10

Trame Sonore

7.6/10

Jouabilité

7.7/10

Scénario

6.8/10

Durée de vie

7.2/10

Pour

  • Bonne histoire
  • Superbes combats
  • Visuellement très bien

Contre

  • Quelques bugs techniques
  • Manque d'inspiration
  • Personnalisation trop simple
  • Monde vaste et vide
  • Les dialogues par moment
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Père de famille, gamer, chroniqueur pour Métro Média, développeur de jeu indépendant et programmeur dans la vie de tous les jours : j'initie mes enfants au plaisir du gaming avec les classiques des anciennes générations ainsi que les jeux récents.
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