TEST – Front Mission 1st Remake, LE classique des classiques de jeux de guerre tactiques

Jacques Moisan
Jacques Moisan
lecture de 9 minutes

Découvrez les racines du second conflit Huffman dans ce remake fidèle du classique jeu de stratégie de Squaresoft

Dans Front Mission 1st Remake, découvrez les racines du second conflit Huffman dans ce remake fidèle du classique jeu de stratégie. Pilotez des escadrons de Wanzers lourdement armés dans des combats acharnés sur le champ de bataille tout en essayant de survivre à une guerre entre deux superpuissances. Développé et édité par Forever Entertainment, il s’agit du remake du jeu Super Famicom de Squaresoft paru en 1995.

 

La guerre ne change jamais.

Une guerre sanglante fait rage entre L’U.C.S et L’O.C.U, guerre sans merci apportant son lot de peines et de souffrances.

Dans ce jeu, vous pourrez jouer le scénario selon deux perspectives. Dans l’une d’elles, le scénario facile, vous jouerez en tant que Capitaine Royd Clive, un ancien militaire de l’O.C.U. devenu mercenaire. Ayant perdu sa fiancée lors d’affrontements, il fera tout pour se venger.

Pour l’autre perspective, vous jouerez en tant que Lieutenant Kevin Greenfield mais, cette fois-ci, du côté de L’U.C.S. Ce scénario est beaucoup plus difficile.

Qu’est-ce que Front Mission 1st Remake ?

Front Mission 1st Remake est pour ainsi dire un remake d’un remake. Sorti à l’origine sur Super Famicom (SNES) en 1995, il fut ensuite refait sur PlayStation (PS1) en 2003.

C’est un jeu du style RPG tactique au tour par tour. Vos personnages seront équipés de Wanzers, des robots de guerre, qui sont en tous points, et je dis bien en tous points, personnalisables. Vous devrez donc vous déplacer afin d’avoir l’avantage sur vos adversaires selon vos équipements choisis. Ces déplacements se feront sur des cartes en forme de grilles sur lesquelles vous devrez naviguer, trouver des caches, vous cacher derrière des obstacles, etc.

Gameplay général

Au niveau du gameplay, ce jeu demeure très simple.

N’ayant pas un scénario très développé, l’histoire ne vous intéressera probablement pas vraiment car, pour être honnête, il n’y a pas eu de travail effectué au niveau scénaristique depuis la première version du jeu en 1995. Le tout est donc très simpliste. Vous serez plutôt concentrés sur les combats.

Les menus sont très simplistes également avec très peu d’options. Mis à part les menus des villes, vous n’y trouverez pas grand-chose, mis à part la sauvegarde et les configurations.

Tout au long de vos combats, vous trouverez plusieurs morceaux pour améliorer vos Wanzers et vous gagnerez de l’argent. Malheureusement, l’économie du jeu est assez pénible. Vous gagnerez très peu pour le prix des pièces en magasin. Vous pouvez me croire, avec le nombre d’unités que vous pourrez recruter, il vous coûtera très cher de bien équiper vos personnages. Grand point négatif, en revanche, comme vos Wanzers peuvent équiper plusieurs pièces, les menus ne sont pas bien adaptés. En effet, si vous achetez en magasin, vous ne pourrez ni vous équiper immédiatement ni voir ce que vous avez en stock. À chaque achat, vous devez voir si vous avez telle pièce avant de faire les achats pour ensuite ressortir du magasin et retourner aux menus équipements. Ceci rend le tout un peu pénible.

Énorme point que j’adore, cela dit: la personnalisation. Ayant plusieurs unités recrutables, vous pouvez créer une armée selon votre style de combattant.  Chaque Wanzer peut équiper absolument tout et les statistiques de vos personnages augmenteront selon les armes que vous utiliserez le plus.

Au niveau des personnalisations, un robot peut équiper quatre pièces d’armures : le corps, les deux bras et les jambes. Chacune de ces pièces a son rôle à jouer et peut se faire détruire de façon indépendante. Hé oui, à chaque attaque subie, chacune des parties du Wanzer se fait endommager jusqu’à la destruction de celle-ci. Après un certain niveau, vos personnages développeront l’aptitude de viser des parties précises plutôt que de tirer sur n’importe laquelle. Et lorsque je vous dis que chacune des parties est importante, voici pourquoi.

Le corps du Wanzer est ce qui contient le pilote. Si vous détruisez le corps, vous détruisez l’ennemi de façon permanente. Si vous brisez les jambes, ceci aura pour effet de réduire les déplacements de l’ennemi en plus de réduire grandement son agilité, ce qui fera que vous pourrez le toucher plus facilement. En ce qui concerne les bras, dites-vous que chaque robot peut équiper une arme principale dans chaque main et aussi une arme secondaire sur chaque épaule. Si vous réussissez à briser un bras, vous le priverez donc des armes équipées sur celui-ci.

Comme si ce n’était pas assez, vous pouvez choisir parmi une multitude d’armes différentes allant de fusils d’assaut, de fusils sniper, de pistolets ainsi que des boucliers et d’armes de corps-à-corps comme armes principales dans les mains. Il existe aussi des armes secondaires sur épaules comme, encore ici, des boucliers ou bien des lance-missiles. Certaines de ces armes ont des munitions limitées mais, le temps d’un combat, vous en manquez rarement si vous les gérez bien.

En plus des armes et armures, vous pourrez équiper des modules qui viendront augmenter les performances générales de vos engins de guerre.

MAIS, car il y a toujours un mais, vous ne pourrez pas partir avec des machines de guerre ultimes car, selon le corps équipé, vous aurez une limite d’énergie ou de poids, si vous préférez. Comme chaque pièce a un coût en énergie, vous ne pourrez mettre que ce que vous aurez la force de porter. Avec toutes ces personnalisations possibles, maintenant vous devrez gérer votre arsenal et vos pièces d’armures selon les statistiques désirées : attaque, défense et points de vie de chaque pièce.

Malgré le fait que le scénario n’est pas top pour le titre, le fait qu’ils ont transformé un jeu SNES en mode 3D est plutôt pas mal. Vous pourrez aussi choisir entre le mode classique, qui incorpore la vue du dessus avec caméra fixe, ou bien le mode moderne qui consiste en une vue en 3D muni d’une caméra dynamique. Cela nous ramène très bien dans cette nostalgie des vieux jeux tactiques d’antan. Les graphiques sont tout de même bien faits et la trame sonore retravaillée n’est pas mauvaise.

Conclusion

En conclusion, Front Mission 1st Remake nous ramène vraiment en arrière, dans notre jeunesse, lorsque nous aimions jouer avec des robots de guerre badass. Le rendu en 3D est très bien orchestré et la musique est entraînante.

Je ne peux malheureusement pas vraiment dire que le titre a bien vieilli, surtout avec le scénario quasi absent, les menus trop simplistes et le fait que mis à part les graphiques et la musique, il n’y a pas eu grand-chose de travaillé sur le titre. Avec un peu plus de voix, de « feelings », je crois que ça aurait très bien pu devenir un titre exceptionnel.

Malgré tout, le jeu est vraiment plaisant à jouer juste avec les combats à eux seuls. Et pour ceux qui ont déjà joué à quelques titres de la franchise, vous y retrouverez votre compte pour sûr. Et pour les nouveaux, vous ne serez pas déçus non plus, surtout au prix vendu qui n’est pas trop cher.

Un énorme “Merci” à Forever Entertainment pour la copie du jeu.

Nom du jeu Front Mission 1st Remake
Date de sortie 30 Novembre 2022
Développeur Square Enix / Forever Entertainment
Série Front Mission
Éditeur Square Enix / Forever Entertainment
Plates-formes Nintendo Switch
Genre Jeu de rôle/tactique
Mode de jeu Solo
Langue Multilingue

Front Mission 1st Remake

44.99$
7

Graphismes

7.5/10

Trame Sonore

7.5/10

Jouabilité

7.5/10

Scénario

5.0/10

Durée de vie

7.5/10

Pour

  • Bonnes mécaniques de jeu
  • Beaucoup de choix et de personnalisation
  • Des combats plaisants
  • Bon rendu 3D d'un jeu de la SNES/Super Famicom

Contre

  • Le jeu a très mal vieilli
  • Scénario sans intérêt
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Père de famille dévoué et gamer de longue date, spécialisé dans les RPG. Trippeux de techno, mais adorant tout ce qui est médiéval et ancienne culture japonaise. Jack adore tout ce qui sort de l'ordinaire (séries fantastiques, futuriste et animes japonais ). Un cœur jeune et encore trippeux dans l'âme.
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