TEST – Triangle Strategy, un jeu RPG au tour par tour intrigant

Patrick Tremblay
Patrick Tremblay
lecture de 10 minutes

Fans de jeux RPG tactiques à la Final Fantasy Tactics, Triangle Strategy est pour vous

Révélé lors du Nintendo Direct de février 2021, le jeu Project Triangle Strategy des développeurs Square Enix et Artdink, édité par Square Enix, a suscité beaucoup d’enthousiasme. Plusieurs milliers de gamers se sont rués sur la démo qui a été offerte après le Nintendo Direct et a su faire plaisir à bon nombre d’entre eux.

Triangle Strategy vous place dans le rôle de Serenor Wolffort, fils du héros légendaire Simon Wolffort, talentueux épéiste et héritier de la maison Wolffort. Fraîchement remis de la guerre du fer et du sel qui pris fin il y a 30 ans, notre protagoniste est membre de l’une des trois maisons au service du roi de Regna de Glenbrook.

Une histoire enlevante

Dès les premiers chapitres du jeu, vous vous retrouverez dans de riches dialogues qui vous expliqueront tout ce qui s’est passé lors de la guerre, comment la paix fut instaurée par la suite et comment chaque région du continent, Glenbrook, Hyzante et Aesfrost, vivent dans une harmonie précaire. On ne s’en cachera pas, par contre, les premiers chapitres sont très lourds en dialogues et en histoire concernant les différentes alliances, les traditions et les mœurs et coutumes des gens en Norzélia. Qu’à cela ne tienne, ces éléments sont nécessaires afin de vous plonger dans cette fabuleuse aventure qui vous attend.

Vous apprendrez tout de l’histoire de la liaison purement politique entre Serenor, héritier de Wolffort, et Frédérica Aesfrost, la demie-soeur de Gustadolf, duché d’Aesfrost. Celle-ci, considérée comme une moins que rien puisqu’elle est née de l’union de leur père et d’une jeune femme Rosilienne. Cette alliance permettrait d’unir Glenbrook et Aesfrost dans une paix durable.

En tant que représentant de la maison Wolffort, vous devrez vous remettre à la balance de la conviction avec l’aide des représentants désignés qui vous permettront de peser le pour et le contre de certaines décisions, vous donnant accès, ou non, à certains scénarios ou autres. Tout au long de votre aventure, vous vous forgerez vos propres convictions et ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour progresser dans ce que vous considérez le plus juste.

Un système de combat rappelant Final Fantasy Tactics

D’entrée de jeu, je vais tout de suite mettre cartes sur table : il ne s’agit pas d’un jeu comme Final Fantasy Tactics. Il n’est pas question, ici, d’avoir de multiples “jobs” avec une cinquantaine de personnages ou de créatures à votre solde où un tel peut être un chevalier et, la fois suivante, être un mage blanc ou quoi que ce soit. Il n’est pas question, non plus, de pouvoir se frapper mutuellement pour gagner des boosts d’expérience ou même le principe classique du HP pour la vie et du MP pour la mana des incantations.

Chaque personnage a une classe attitrée qui lui revient, classe qui peut être promue à la longue et améliorée grâce à des ressources et des finances. Ajoutez à cela le fait que chaque personnage peut utiliser des techniques qui lui sont uniques. Par exemple, vous pourriez avoir une archère sur un faucon géant pouvant se déplacer en hauteur et infliger l’aveuglement aux ennemis pendant qu’un autre, lui, pourra poser des pièges au sol pour ralentir l’ennemi.

Vous n’aurez aucune rencontre aléatoire sur la mappemonde mais bel et bien des rencontres et des combats après de multiples moments du scénario, rendant le jeu très linéaire. Cela dit, vous aurez la possibilité de vous entrainer et de monter en niveau en effectuant un peu de “grinding” via les combats proposés dans votre campement entre deux bouts d’histoire. D’ailleurs, la progression de la difficulté du jeu débute très lentement mais deviendra rapidement assez intense si vous ne pensez pas à aller monter un peu en niveau de votre côté. Ne vous en faites pas, lorsque vous serez amené à vous battre, une indication du “niveau suggéré” vous sera présentée.

Les batailles se déroulent sur une grille sur laquelle vous posez vos combattants. Avant de lancer le combat, vous pourrez poser stratégiquement vos personnages, puis le tout débutera et vous pourrez déplacer ceux-ci, placés en surbrillance, sur le damier selon les distances possibles, puis faire une ou plusieurs actions. Chaque combat doit suivre certaines règles comme, par exemple, éliminer tous les ennemis, vous rendre à un endroit précis sur la carte ou vous assurer qu’un personnage clé ne meurt pas lors de l’assaut. Votre atout majeur, dans ces combats, sera le positionnement stratégique de vos personnages puisqu’une des principales actions du jeu qui vous fera gagner, ou perdre, est la tenaille. Cette action consiste, en fait, à placer des combattants stratégiquement parlant à l’opposé l’un l’autre devant un ennemi. Ainsi, si l’un des deux attaque, l’autre qui se trouve à l’opposé de l’ennemi frappera également à son tour, comme un étau qui se resserre. Cela dit, faites attention : l’ennemi sait user de la tenaille et ne s’en gênera pas à son tour!

Et si on parlait du reste?

Triangle Strategy propose 20 chapitres d’histoire pour environ 20 à 30 heures de jeu, tout au plus. Nous ne sommes pas au même niveau qu’un Final Fantasy Tactics qui proposait du contenu et des secrets pour atteindre facilement les 60 à 80 heures de jeu. Le tout raconté par un doublage anglais qui faillit quelque peu à sa tâche. C’est vraiment dommage sur ce point car l’histoire ainsi que les personnages que vous rencontrez sont remarquables. Mes personnages préférés sont sans équivoque Serenor, notre héros principal, et sa façon de voir son royaume, le prince Roland, à la fois sympathique et impétueux ainsi que le sage et stratège majordome, Benedict.

Au point de vue des graphismes, je dois dire que j’adore le style HD-2D qui a vu le jour pour la première fois dans Octopath Traveler. Le design de cette façon est tout simplement géniale et donne une profondeur ainsi qu’une richesse que nous ne pourrions avoir autrement, à mon avis. D’ailleurs, Square Enix a bien l’intention de produire plus de jeux utilisant ce style et ils l’ont déjà démontré avec l’annonce de Dragon Quest 3 entièrement refait en HD-2D.

La bande-son est, quant à elle, quelque peu mitigée puisque la musique est sublime mais les sons du jeu, en général, rappellent de vieux sons rétros. Est-ce bien de combiner deux aspects audios aussi différents ensemble? J’aurais tendance à dire qu’ils auraient dû avoir l’un ou l’autre, mais pas les deux simultanément et ce, encore moins avec ce voice acting de piètre qualité.

Pour conclure le tout

Les fans de jeux RPG tactiques classiques ayant été bercés par Final Fantasy Tactics sur la toute première PlayStation s’arracheront forcément ce jeu qui, justement, ravive la nostalgie par son style visuel, son système de combat, son histoire bien ficelée et son casting de personnages tout simplement génial. C’est clairement, ici, un jeu digne d’être aimé pour ce style et je dirais même encore plus que Final Fantasy Tactics: Advance n’a pu l’être, à l’origine. Muni d’un gameplay assez punitif mais gratifiant, j’aurais tendance à espérer que ceci devienne une toute nouvelle franchise puisqu’elle a tout ce qu’il faut pour être un incontournable sur la Nintendo Switch. Bien entendu, il s’agit ici de mon opinion personnelle. Il faut donc le prendre avec un grain de sel.

Un énorme “MERCI” à Nintendo of Canada pour la copie du jeu!

Nom du jeuTriangle Strategy
Date de sortie4 mars 2022
DéveloppeurArtdink, Square Enix
Série
ÉditeurNintendo, Square Enix
Plates-formesNintendo Switch
GenrejRPG, Tactical RPG, Stratégie
Mode de jeuSolo
LangueAnglais sous-titré français

Triangle Strategy

79.99$
8.9

Graphismes

9.0/10

Trame Sonore

8.5/10

Jouabilité

8.9/10

Scénario

9.4/10

Durée de vie

8.6/10

Pour

  • Superbes graphismes en HD-2D
  • Système de combat génial
  • Histoire très bien ficelée
  • Personnages attachants
  • Superbe trame sonore

Contre

  • Effets sonores vieillots dans une trame sonore au goût du jour?
  • Beaucoup de narration entre chaque combat
  • Le voice acting est médiocre
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Père de famille, gamer, chroniqueur pour Métro Média, développeur de jeu indépendant et programmeur dans la vie de tous les jours : j'initie mes enfants au plaisir du gaming avec les classiques des anciennes générations ainsi que les jeux récents.
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